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Réflexion et spéculation

L’idéalisme transcendantal chez Fichte et Schelling

 

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- Alexander SCHNELL : Réflexion et spéculation. L’idéalisme transcendantal chez Fichte et Schelling, coll. « Krisis », Grenoble, J. Millon, 2009, 240p., (25 €)

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Cet ouvrage introduit d’abord le lecteur aux philosophies de Fichte et de Schelling, deux représentants majeurs (à côté de Hegel) de la philosophie classique allemande. À partir d’une hypothèse d’interprétation originale du sens de l’idéalisme transcendantal chez Kant (réflexion sur le rapport entre le « nécessaire » et le « possible »), l’auteur livre, dans la première partie de l’ouvrage, le sens fondamental de la Doctrine de la Science de Fichte (en s’intéressant tout particulièrement à la version de 1804). La pensée fichtéenne est en effet dominée par un schéma qui traverse toutes les versions différentes de la Doctrine de la Science et qui est analysé en détail (ce dernier pouvant être appelé « schéma ’c-l-e’ », Concept-Lumière-Etre). C’est ce schéma qui concentre à la fois l’essentiel de la philosophie fichtéenne de la connaissance et exprime son interprétation du transcendantal. Cette première analyse est suivie d’une analyse du sens et du statut de la « réalité » chez Fichte. Enfin, le chapitre le plus important de la première partie porte sur la doctrine fichtéenne de l’image.

La deuxième partie se propose d’introduire le lecteur au sens de l’idéalisme transcendantal de Schelling - au-delà de sa propre « philosophie de la nature » et au-delà aussi du débat avec Fichte (même si, bien entendu, il s’agit aussi de clarifier la position de Schelling par rapport à son ami et collègue). Elle livre une interprétation du Système de l’idéalisme transcendantal (1800) de Schelling, texte crucial mais rarement commenté, en se focalisant sur les "trois moments" de l’idéalisme transcendantal que l’auteur met en évidence dans ce premier système de Schelling. Cette interprétation traite en outre de la genèse et l’histoire de la conscience de soi, de la théorie schellingienne de la sensation et de la perception et des notions du temps et de l’espace. Elle éclaire en même temps une source importante de la Phénoménologie de l’esprit de Hegel.

Mais dans la mesure où l’ouvrage exploite et analyse un matériau peu connu et original, il va au-delà d’une simple introduction à la philosophie post-kantienne : il s’adresse en effet à un public intéressé d’une manière générale par la philosophie transcendantale kantienne et post-kantienne autant qu’aux spécialistes de la philosophie allemande. Il a ainsi pour ambition de présenter les philosophies de Fichte et de Schelling en leur quintessence, afin de préparer le débat - attendu depuis presque deux siècles - entre le transcendantalisme (post-)kantien et Hegel et l’hégélianisme.

Table analytique des matières Retour à la table des matières

Introduction : Le sens fondamental du « transcendantal » dans la philosophie classique allemande
Les trois objectifs de l’ouvrage : 1/ mettre en évidence l’interprétation du « transcendantal » qui orientera fondamentalement les idéalismes transcendantaux de Fichte et Schelling ; 2/ cerner le schéma fondamental qui préside au transcendantalisme fichtéen et 3/ préciser la figure schellingienne de l’idéalisme transcendantal exposé dans le Système de l’idéalisme transcendantal.
Plan de l’ouvrage – La motivation « du » transcendantal – Le statut de la « réflexion ».
La définition kantienne de la connaissance transcendantale – Quintessence de la philosophie transcendantale kantienne – La prémisse manquante du transcendantalisme kantien – Le point nodal de la définition du transcendantal : le rapport entre le « catégorique » et l’« hypothétique » – La compréhension différente de ce rapport entre le catégorique et l’hypothétique comme différence fondamentale entre les idéalismes transcendantaux de Fichte et de Schelling

Première Partie : L’idéalisme transcendantal de Fichte

Chapitre I : Le sens de l’idéalisme transcendantal dans la Doctrine de la Science de 1804/II
§ 1 Considérations préliminaires
Présentation sommaire de la Doctrine de la Science de 1804/II – Ses quatre caractéristiques fondamentales : 1/ l’objet de la Wissenschaftslehre : le savoir « absolu » comme savoir du savoir ; 2/ le statut du principe de ce savoir : il n’est ni purement catégorique, ni purement hypothétique ; 3/ la question du statut de la conscience et du phénomène et 4/ la question du rapport à l’être, à la réalité
§ 2 La « substantialité » du savoir
Le rapport à Kant et le rapport à Spinoza – La « substantialité du savoir » en tant qu’elle indique l’unité de l’auto-construction de l’absolu et de sa construction après coup (Nachkonstruktion) – « Sub-stance » et « auto-stance » – Distinction entre l’acception fichtéenne et l’acception hégélienne du « savoir absolu ».
§ 3 Structure et plan de la Doctrine de la Science de 1804/II Les 25 « constructions génétiques » du « savoir absolu » – Plan sommaire de la Doctrine de la Science de 1804/II.
§ 4 Les trois schémas. Le rôle du « Soll »
L’interprétation fichtéenne de la connaissance transcendantale selon Kant – Le schéma formel du transcendantalisme kantien – Les trois schémas de la Doctrine de la Science de 1804/II (en tant qu’ils donnent du contenu à ce schéma formel) : 1/ le premier et dernier schéma opposant le muable à l’immuable (ce qui met en œuvre un terme médiateur) ; 2/ le schéma « c-l-e » (concept, lumière, être) et le Soll exprimant une « hypothéticité catégorique » et 3/ les trois types d’image formant la doctrine fichtéenne de l’image.
§ 5 Conscience et phénomène, être et réalité
La génétisation du « phénomène » et de la « conscience » – Le rapport entre le deuxième et le troisième schéma – Les différentes acceptions de l’« être » dans la Doctrine de la Science de 1804/II – Le rapport entre le deuxième et le premier schéma.
§ 6 Conclusion
Récapitulation sur le plan d’ensemble
Annexe : Les 25 constructions du savoir dans la Doctrine de la Science de 1804/II

Chapitre II : Le Soll et le « schéma ‘c-l-e’ »
§ 1 Les trois aspects fondamentaux caractérisant le Soll
1/ Définition de la « construction génétique » – Le rôle du Soll pour la légitimation de la connaissance transcendantale ; 2/ le sens de l’« hypothéticité catégorique » – Le Soll : considérations grammaticales et lexicales – L’essence du Soll ; 3/ Définition du Soll – Le dédoublement caractéristique du transcendantal (Soll et Als) – Soll et « possibilisation » – Dimension théorique et dimension pratique du Soll.
§ 2 Les trois manières dont Fichte introduit le « schéma ‘c-l-e’ »
1/ Nécessité, pour saisir le principe, de surmonter la dualité caractéristique de la conscience – Savoir « primaire » et savoir « secondaire » ; 2/ la démarche de Kant dans les trois Critiques – Génétisation du schéma formel du transcendantalisme kantien ; 3/ explication de la nature des composantes du schéma « c-l-e » – Deux acceptions de l’« être », deux acceptions du « concept » – La tâche de la doctrine de la science : « concevoir l’inconcevabilité ».
Excursus : À propos de l’Einsicht et de l’Einleuchten
« Einsicht » et « intuition intellectuelle » – Les trois sens de l’Einsicht : compréhension, voir de l’unité, voir intérieur – L’Einleuchten comme « il-luminer » (compréhension intérieure) – Einleuchten et Licht (lumière).
§ 3 Le Soll et le schéma « c-l-e » chez le Fichte d’Iéna
Soll et schéma « c-l-e » dans la « déduction de la sensation » du Grundriss de 1795 – Le schéma « c-l-e » dans la « doctrine de la science pratique » de la Grundlage : le sens de la « pulsion (Trieb) », de l’« aspiration » ou de la « tendance » (Streben) et du « sentiment (Gefühl) » – Le rôle du Soll dans le passage de la première à la deuxième partie de l’Exposition de la Doctrine de la Science de 1801/02.

Chapitre III : Le statut de la réalité (Realität)
§ 1 Réalité et activité
Le rôle de l’« agir » dans la compréhension du « réel » – « Tatsache » et « Tathandlung » – Réalité et activité.
§ 2 Le rôle de l’imagination dans la conception de la réalité (WL 1794/95)
La réalité absolue du Moi comprise comme activité – La simple « croyance » dans la réalité « en général » (qu’elle soit celle du Moi ou du Non-Moi) – La solution de la contradiction : l’acte d’opposition comme condition de toute théorie du savoir humain – Le rôle de l’imagination transcendantale dans la production de la réalité.
§ 3 La fonction du schéma « c-l-e » dans la conception de la réalité (WL 1804/II)
Reprise et approfondissement du schéma « c-l-e » – Déduction de deux concepts de réalité : l’être mort comme « porteur de toute réalité » et la réalité vivante du principe.
§ 4 Réalité et objectivité
« Mauvais réalisme » et « bon réalisme » – Fichte, Schelling et Hegel sur la question du réalisme et de la réalité.
§ 5 Brève remarque sur les répercussions politiques de cette conception de la réalité
Deux compréhensions du « sens » – Pensée « de gauche » et pensée « de droite » : remarque sur une distinction introduite par Y.-J. Harder.

Chapitre IV : La doctrine de l’image
§ 1 L’Absolu et le savoir absolu
Fichte, Spinoza et Jacobi sur l’être absolu – Le savoir absolu comme « Außer » de l’absolu – Reprise et approfondissement du Soll.
§ 2 Le sens ontologique de l’image
Rapport entre l’image et l’être – Le se-faire-image de l’Absolu.
§ 3 Les trois types d’image
Être, image et conscience – L’objectif de la doctrine de l’image : légitimer la connaissance transcendantale – Les trois sens de l’« imager (bilden) » en allemand : abbilden ausbilden et einbilden – Quatre expositions différentes des trois types de l’image (ou « schèmes ») : 1) l’auto-apparition de l’image ; 2) l’auto-réflexion de l’image ; 3) l’auto-compréhension de l’image ; 4) lien entre la doctrine de l’image et le schéma « c-l-e » – L’image comme copie, comme réflexion et comme loi de la réflexion (réflexibilité) – Le rôle crucial de la doctrine de l’image pour l’idéalisme transcendantal de Fichte – Le statut « imaginaire » ou « imaginal » du principe.
§ 4 Le statut « imaginaire » ou « imaginal » du réel et la « circularité » du savoir
Le statut ontologique du monde et de la réalité : monde « imaginaire » ou « imaginal » et réalité « imaginaire » ou « imaginal » – La réalité comme « réflexion de la réflexion » – La circularité du savoir transcendantal.

Annexe : Soll et Être dans les Doctrines de la Science de 1804/II et de 1810
Les schémas de la Doctrine de la Science de 1804/II et celui de la Doctrine de la Science de 1810 – « Schème », « être » et « Soll » – Le savoir comme « Außer-Sein » – L’essence de l’image de l’être absolu – Le statut du « Vermögen » – Présence du schéma « c-l-e » en 1810 – Ultime reprise du Soll – Les différentes occurrences du Soll dans la Doctrine de la Science de 1804/II – Le Soll en 1804 et en 1810.

Deuxième partie : L’idéalisme transcendantal de Schelling

Chapitre I : La « philosophie transcendantale » d’après l’Introduction du Système de l’idéalisme transcendantal
Les deux moments de la philosophie transcendantale schellingienne – La structure de l’Introduction du Système de l’idéalisme transcendantal
§ 1 Le transcendantalisme dans la « philosophie de la nature » et le concept de la « philosophie transcendantale »
Définition de la vérité – Le statut de la représentation – La question du rapport réciproque entre le sujet et l’objet – Première définition de la philosophie de la nature et de la philosophie transcendantale (selon qu’on « part » de l’objet ou du sujet) – Déduction du concept de « Naturphilosophie » – La série réelle comme expression de la série idéelle du Moi – La « transcendantalisation de la nature » – La tendance de la science de la nature « à rendre la nature intelligente » – Le statut de la réflexion dans la philosophie de la nature – Déduction du concept de « Transzendentalphilosophie ».
§ 2 La tâche fondamentale de la philosophie transcendantale (le rapport entre la conscience naturelle et la conscience transcendantale et l’objet proprement dit du savoir transcendantal)
La tâche de la philosophie transcendantale : fonder et justifier l’hypothèse de l’identité entre deux préjugés fondamentaux (celui de la certitude du « Je suis » et celui de la certitude de la réalité du monde extérieur) – La différence de nature entre la conscience naturelle et la conscience transcendantale – L’« objet » de la philosophie transcendantale : la manière dont l’objectif se donne à travers le subjectif – L’« agir », le « penser » et le « voir » – La « naturalisation du transcendantal ».
§ 3 Les composantes et les tâches spécifiques de la philosophie transcendantale
Les « convictions fondamentales » de la conscience naturelle – L’identité de l’être et de l’apparaître – La possibilité de nos représentations d’agir sur le réel – Tâche suprême de la philosophie transcendantale : expliquer comment on peut penser ensemble le fait que nos représentations se dirigent selon les objets et que ces objets se dirigent selon nos représentations – La distinction entre l’« activité inconsciente » et l’« activité consciente » comme distinction fondamentale de l’idéalisme transcendantal de Schelling – Plusieurs difficultés concernant le statut de cet idéalisme transcendantal.
§ 4 La doctrine de la méthode : intuition et construction
La notion de « construction » chez Schelling – Rapport circulaire entre l’acte productif du construire et l’intuitionner – Retour sur la notion de « réflexion » – Le statut de la réalité selon Schelling.
§ 5 La correspondance Schelling – Fichte : Premières mises en perspectives
1/ Les trois sens du mot « idéalisme » chez Schelling ; 2/ le sens du « transcendantal » chez Schelling (et notamment le reproche d’une argumentation « circulaire ») et 3/ le rapport entre la philosophie transcendantale et la philosophie de la nature dans l’économie de la philosophie schellingienne en général (preuve « formelle » et preuve « matérielle » de l’idéalisme) – Récapitulation de l’opposition entre Schelling et Fichte au sujet d’une philosophie de la nature.

Chapitre II : Le « Système de la philosophie théorique » selon les principes de l’idéalisme transcendantal et la « Déduction de la représentation » de Fichte
§ 1 Considérations méthodologiques
Mise au point sur le statut et la méthode de l’idéalisme transcendantal schellingien – Le sens de la « réalité » pour Schelling et son rôle dans son idéalisme transcendantal – La déduction du principe de l’idéalisme transcendantal (l’acte de la conscience de soi) et la déduction de l’idéalisme transcendantal proprement dit (c’est-à-dire des conditions de cet acte de la conscience de soi) – L’« histoire transcendantale de la conscience de soi » – Lien entre le « système de la philosophie théorique » et la déduction fichtéenne de la représentation dans la Grundlage.
§ 2 La « Déduction de la représentation » dans la Grundlage de 1794/95
L’objectif fondamental de la déduction de la représentation : génétiser l’articulation entre les facultés de connaître et déduire par là la représentation comme « troisième » terme qui permet la mise en rapport entre le Moi et le Non-Moi – Les différentes activités caractérisant le Moi d’après Fichte – L’activité propre à l’imagination et l’activité d’intuitionner – Déduction de l’intuitionnant et de l’intuitionné (qui est produit par l’imagination) – Entendement, raison, imagination – La « quintuplicité (Fünffachheit) » – Opposition entre l’activité pure et l’activité objective déterminée – Déduction de la nécessité et de la possibilité – Déduction du penser – Déduction du rapport causal – Opposition entre la réflexion sur et l’abstraction de l’objet déterminé – Déduction de la faculté de juger – Opposition entre le pensé et le pensable – Opposition entre l’activité pure et l’activité objective en général (überhaupt) – Le pouvoir absolu de l’abstraction caractérisant le Moi (en tant que pouvoir de réflexion ou d’abstraction) – Le Moi comme le déterminant absolu en tant qu’il est en relation réciproque avec lui-même.
§ 3 Le « Système de la philosophie théorique ». Remarques introductives
Différence entre Schelling et Fichte quant à la nature des deux activités fondamentales du Moi – La tâche suprême de la philosophie théorique : expliquer la limitation de l’activité idéelle (ou subjective).
§ 4 Les trois actes du Moi de la « première époque »
Les trois actes de la conscience de soi dans la première époque : 1/ la limitation (s’effectuant de façon inconsciente pour le Moi) de l’activité objective par l’activité subjective ; 2/ l’auto-intuition (toujours inconsciente pour le Moi) du Moi dans cette limitation (déduction de la sensation) et enfin 3/ l’auto-objectivation du Moi en tant que sentant (déduction de la matière).
§ 5 L’auto-intuition du Moi comme « producteur » (« deuxième époque, solution I »)
Explication de la manière dont le Moi s’intuitionne comme producteur – Déduction de la limite commune entre le Moi et la chose en soi – Déduction de l’intuition intérieure et de l’intuition extérieure – Le rôle de la déduction du sens interne pour l’explication de l’opposition entre l’intuitionnant et l’intuitionné.
§ 6 L’auto-objectivation du sens interne et du sens externe (« deuxième époque, solution II »)
La distribution de la nécessité et de la contingence entre le Moi philosophique et le Moi empirique (en termes d’activité « consciente » et « inconsciente ») comme idée fondamentale de l’idéalisme transcendantal schellingien – Déduction du « temps pur » – Éclosion de la conscience de soi (en termes de « sentiment de soi ») – Déduction de l’« intensité pure » et de l’« extensité pure ».
§ 7 La déduction des catégories de la relation (« deuxième époque, solution III »)
Limitation mutuelle du sens interne et du sens externe – Déduction de la force – Déduction de la substance et de l’accident – Déduction du rapport de causalité – Déduction de la relation réciproque.
§ 8 La déduction de l’organisme (« deuxième époque, solutions IV et V »)
La nature organique comme la « preuve la plus visible en faveur de l’idéalisme transcendantal » – L’organisme comme « puissance » supérieure de la catégorie de la relation réciproque conduisant au concept de la nature – Récapitulation sur les trois « puissances » de l’intuition.
§ 9 La réflexion de l’acte du produire (« troisième époque »)
Le caractère libre de la réflexion productrice – La théorie schellingienne du jugement comme « séparation originaire » – Le rapport entre l’hypothétique et le catégorique à la charnière entre le système de la philosophie théorique et le système de la philosophie pratique – La faculté de l’abstraction – L’a posteriori et l’a priori – Récapitulation sur la différence entre les idéalismes transcendantaux de Schelling et de Fichte.

Chapitre III : Le statut de l’idéalisme transcendantal dans la correspondance avec Fichte
§ 1 Introduction
Brève présentation de la correspondance Schelling – Fichte
§ 2 Objectivité vs. formalisme : la lettre de Schelling à Fichte du 19 novembre 1800
Mise au point sur l’« activité réelle » et l’« activité idéelle » – Rapport entre la nature et le Moi – Le « sujet-objet subjectif » et le « sujet-objet objectif » – Le « troisième moment » de la caractérisation de l’idéalisme transcendantal schellingien – Le statut de la nature chez Fichte et Schelling – La critique schellingienne de l’« idéalisme théorique » de Fichte.
§ 3 Du Système de l’idéalisme transcendantal au « système de l’identité » : la lettre de Schelling à Fichte du 3 octobre 1801
Trois réserves de Fichte à l’égard de la position schellingienne en 1801 – La critique de Fichte de la « raison absolue » comme « indifférence du subjectif et de l’objectif » – La « synthèse du monde des esprits » – La nouvelle conception de la nature (en tant qu’« apparition de la lumière ») chez Fichte – Fichte et Schelling à propos de l’être – Le « spéculatif » selon Schelling – La caractérisation schellingienne de l’Absolu – Fichte et Schelling à propos du statut du savoir absolu – Le concept schellingien de « raison » – La critique schellingienne du point de vue « fini » de Fichte.
§ 4 Conclusion : Le « spéculatif » vs. la « réflexion fondamentale (Grundreflex) »
Une opposition irréductible : le point de vue de la spéculation (Schelling) vs. le point de vue de la réflexion (Fichte) – Pour Schelling, Fichte ne sortirait pas du fini ; pour Fichte, Schelling ne parviendrait pas à rendre compte du passage de l’infini au fini.

Conclusion générale :
Récapitulation des résultats essentiels de l’ouvrage – L’idéalisme transcendantal de Fichte : le schéma « c-l-e » et la doctrine de l’image ; le sens du redoublement pour l’acception fichtéenne du transcendantal – L’idéalisme transcendantal de Schelling : la double série (inconsciente et consciente) des productions du Moi – L’imaginaire et le réel.

Bibliographie
Sommaire

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