Mildred Galland-Szymkowiak – Maxime Chédin – Michael Bastian Weiß (Hrsg.)
Fichte – Schelling :
Lectures croisées / Gekreuzte Lektüren
Quelle sorte de savoir est la philosophie ? Quel est le rapport de la vérité philosophique à l’être en général, et à la finitude humaine ? Ces questions, hier comme aujourd’hui essentielles, animent la riche et puissante controverse entre Fichte et Schelling dans les premières années du dix-neuvième siècle. La compréhension de la philosophie comme idéalisme, introduite par Platon et renouvelée par Descartes, s’y trouve, en ses fondements, mise en question et transformée. Dans ce débat, il est question du nouage entre subjectivité et absoluité, entre savoir, être et réalité, d’une manière décisive pour la philosophie allemande et la philosophie tout court. Au fil de ces quatorze contributions en français et en allemand sont repris et questionnés à nouveaux frais les points essentiels de la controverse et de ses formes successives, ainsi que ses enjeux. Dans un cadre chronologique qui va de la Wissenschafstlehre fichtéenne d’Iéna (1794) et des premiers écrits de Schelling, aux Recherches sur l’essence de la liberté humaine (1809) et aux dernières leçons sur la Doctrine de la science jusqu’à la mort de Fichte en 1814, sont abordés non seulement les débats relatifs à la définition et aux principes de la philosophie, à la manière de reprendre l’héritage kantien, à la possibilité d’une « présentation » de l’absolu, mais aussi la façon dont certains thèmes particuliers comme la théorie du vivant ou du temps, la philosophie de la morale, de la religion ou de l’art se trouvent également imbriqués dans la controverse.
Welches Wissen hat die Philosophie ? Wie kann die Philosophie prinzipiell über Subjektivität und deren Verhältnis zur Welt und zum generischen Sein sprechen ? Und dies zumal aus der Perspektive einer menschlichen und damit endlichen Vernunft ? Es sind diese damals wie heute wesentlichen Fragen, welche den so kontroversen wie fruchtbaren, in jedem Falle komplexen Dialog zwischen Fichte und Schelling um und nach 1800 motivierten. Das Verständnis der Philosophie als Idealismus, ursprünglich initiiert von Platon und erneuert durch Descartes, wird auf dieser Grundlage in Frage gestellt und auf die Höhe der Transzendentalphilosophie gehoben. In dieser Debatte werden die Theorien von Subjektivität und Absolutheit, von Wissen, Sein und Wirklichkeit in einer Weise verknüpft, welche die deutsche Philosophie und darüber hinaus gehend die Philosophie im Allgemeinen entscheidend beeinflusste. Im Verlauf der vierzehn hier vorgelegten deutschen und französischen Beiträge werden die wesentlichen Punkte dieser Kontroverse und ihrer diskursiven Folgen neu diskutiert. Innerhalb eines historischen Rahmens, der von der Wissenschaftslehre aus Fichtes Jenaer Zeit (1794) und den ersten Schriften Schellings bis hin zur Freiheitsschrift (1809) und den späten Vorträgen der Wissenschaftslehre bis zu Fichtes Tod 1814 reicht, werden nicht nur die Debatten bezüglich der Definition und der Prinzipien der Philosophie, des Umgangs mit dem Kantischen Erbe und der Möglichkeit einer Darstellung oder Erscheinung des Absoluten angeschnitten, sondern auch die Art und Weise, wie bestimmte Einzelthemen wie etwa die Theorien des Lebens oder der Zeit, die Philosophie der Moral, der Religion oder Kunst verhandelt werden.
Würzburg, Ergon-Verlag, 1. Auflage 2010
320 Seiten dt. u. franz. Txt.
170 x 240 mm. Fb.
(= Studien zur Phänomenologie und
praktischen Philosophie ; Band 17)
ISBN 978-3-89913-728-6
Alexander Schnell
En deçà du sujet. Du temps dans la philosophie transcendantale allemande
L’objectif du présent ouvrage est de mettre en évidence les liens d’affiliations, aussi complexes qu’implicites, entre la phénoménologie et la philosophie transcendantale allemande. Si, depuis plusieurs années déjà, des travaux importants ont tenté de clarifier les « sources » austro-hongroises de la phénoménologie et ont cherché à rapprocher certaines lectures de la phénoménologie de la tradition analytique (voire même cognitiviste), il est temps de montrer qu’il y a maintes raisons de procéder à une confrontation philosophique entre la phénoménologie comprise comme « idéalisme transcendantal » et les premières grandes élaborations de cette même tradition, inaugurée par Kant. C’est là un champ extrêmement vaste qui pourrait donner lieu à de nombreuses recherches fructueuses (sur le plan de la logique, des mathématiques, mais aussi de ce qui relève de la « philosophie première ») ; le prisme ici utilisé est celui du temps et de la temporalité.
Ce choix se justifie par la place centrale qu’occupe le temps en phénoménologie. Celle-ci ne pose pas simplement la question de l’origine du temps (permettant de dévoiler une « temporalité originaire »), mais elle aborde le temps en tant que dimension originaire de l’ouverture du sujet à l’objet, de la conscience au monde. Et dans la mesure où le temps est l’« étoffe » de la conscience intentionnelle, il entre bien entendu de manière décisive dans la constitution même de la subjectivité transcendantale. Le temps permet ainsi de mieux comprendre le statut du transcendantal en phénoménologie.
L’auteur traite d’abord du temps pour lui-même par un biais à chaque fois original et inédit chez les plus grands représentants de la philosophie transcendantale allemande. Il est ainsi question du temps dans l’analytique transcendantale de la Critique de la raison pure (Kant), dans la Doctrine de la science d’Iéna (Fichte), dans le Système de l’idéalisme transcendantal (Schelling), dans les Manuscrits de Bernau (Husserl), dans les textes et cours majeurs de la fin des années 1920 (de Heidegger) et dans les élaborations de Fink dans son « Zeitbuch ». A l’intérieur de ces analyses, l’accent est ensuite mis sur les différents croisements et reprises (Fichte/Kant, Schelling/Fichte, Husserl/Kant, Heidegger/Schelling et Fink/Fichte et Husserl), qui témoignent à l’évidence des rapports systématiques entre les grands phénoménologues du vingtième siècle et les pères fondateurs de l’idéalisme transcendantal.
PUF
Collection « Épiméthée »
Dirigée par Jean-Luc Marion
324 pages
26 €
Parution le 9 juin 2010
Voir ici ou le site de l’éditeur
Chiara Piazzesi, Giuliano Campioni, Patrick Wotling
Letture della Gaia scienza - Lectures du Gai savoir
Testo e trama di una rinascita personale e filosofica, compendio di una maturazione che già si presenta come svolta cruciale nel pensiero occidentale, luogo di una polemica sorprendentemente serena, gaia, esemplare, libera dal risentimento, illuminata dal sorriso della saggezza e consapevole portatrice della passione della conoscenza, la Gaia scienza spicca nella produzione di Nietzsche per la sua complessità e per la sua ricchezza, per la sua pregnanza tutta terrena, per la sua profondità e la sua finezza analitica.
All’interpretazione di questa grande opera nietzscheana è stato consacrato il primo Convegno internazionale del GIRN, tenutosi a Reims il 12 e 13 marzo 2009 col titolo Lectures du Gai savoir / Letture della Gaia scienza. Il volume raccoglie l’ampio spettro tematico degli interventi presentati e discussi nel corso delle giornate di studio.
Nato originariamente da una consolidata collaborazione italo-francese, al cui cuore stanno il Centro Colli-Montinari e il CIRLEP (Reims), e dallo sforzo congiunto per unificare studiosi e gruppi di ricerca su Nietzsche nelle diverse Nazioni del mondo, il Gruppo Internazionale di Ricerche su Nietzsche - Groupe International de Recherches sur Nietzsche (GIRN) nasce nel 2008 con l’intento di incoraggiare la cooperazione internazionale in materia di ricerche sul corpus e sul pensiero di Nietzsche. Considerando il dialogo internazionale come condizione essenziale del progresso della ricerca, il GIRN lavora per instaurare una stabile collaborazione tra specialisti nietzscheani, con particolare attenzione alla formazione dei giovani studiosi. Il programma del Convegno di Reims e il presente volume rispecchiano interamente questi intenti.
Edizioni ETS - Pisa
Collana : nietzscheana
ISBN : 9788846726216
Anno : 2010
Pagine : 384
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Thomas Berns, Laurence Blésin, Gaëlle Jeanmart
Du courage - Une histoire philosophique
Après la longue mise en veilleuse par les Modernes de tout " discours sur les vertus ", force est de constater un retour de la notion de courage dans les discours contemporains : non seulement dans le champ médiatique, prompt à ériger de nouveaux temples pour des héros d’un jour, mais plus encore dans un certain discours politique qui appelle les individus tantôt à la performance, tantôt à la responsabilisation de soi. Face à ce retour qui agit à la manière d’une injonction, cet essai veut se réapproprier la notion de courage par les chemins de son histoire philosophique, de manière à indiquer les présupposés et les conséquences de ce nouvel appel commun à l’héroïsme individuel. Le courage est-il un acte héroïque, tel que mis en scène dans l’Iliade d’Homère, ou réside-t-il dans une patience discrète, valorisée par les chrétiens ? Doit-il être pensé comme modération, dans la lignée de la morale d’Aristote, ou comme excès politique à la façon machiavélienne ? S’agit-il d’une vertu individuelle, comme le suppose l’éthique grecque, ou d’une vertu collective et anonyme telle qu’une tradition républicaine plus romaine le suggère ? Est-il défini par l’action, comme chez Arendt, ou par la réflexion, comme chez Platon et Kant ? S’il est action, celle-ci doit-elle être pensée dans son caractère radicalement politique ou, au contraire, comme le réclame Dewey, dans son contexte social ? S’il est par contre réflexion, celle-ci n’est-elle pas alors d’abord celle du philosophe sur sa propre actualité, comme le suggère Foucault ?
Belles Lettres
Collection : Encre marine
ISBN : 978-2-350-88024-2
EAN : 9782350880242
Parution : 12/02/2010
298 pages
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Guillaume Sibertin-Blanc
Deleuze et l’Anti-Oedipe. La production du désir
Un romantisme du désir pur ? Une exaltation anarchique de la schizophrénie ? Un spontanéisme délirant affranchi des normes élémentaires d’une argumentation rationnelle ?…L’Anti-Œdipe a beaucoup fait parler, dès sa parution en 1972. Il s’agit ici de revenir à son texte même, où s’actualise la première collaboration du philosophe Gilles Deleuze et du psychanalyste Félix Guattari. Ce livre d’introduction adopte pour fil conducteur l’inscription de l’analyse de l’inconscient dans une théorie générale de la production et de ses modes sociohistoriques. Il met au jour le nouveau rapport qui s’ensuit entre la clinique du désir et le matérialisme historique, et explicite sous ce prisme trois lignes de problématisation : une critique sociale d’un code familialiste d’enregistrement et de qualification des conduites ; une critique à la fois externe et interne à la psychanalyse de l’œdipianisation de l’inconscient ; une critique politique des structures d’exploitation et de domination de la société capitaliste, et des modes de subjectivation aménagés dans la reproduction de ces structures. À l’articulation de ces lignes, L’Anti-Œdipe, livre d’intervention théorique, devient aussi un livre pratique. Il pose les prolégomènes d’une « analyse sociale, politique et militante » ajustée à la productivité réelle du désir et aux effets sociopolitiques de son processus propre — une schizo-analyse transformant le champ analytique des processus inconscients pour le rendre connectable, en théorie et en pratique, au champ de l’histoire et des luttes sociales.
Puf
160 pages
12.00 €
ISBN : 978-2-13-056901-5
Collection "Philosophies"
Parution : Janvier 2010
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Francesca Di Donato,
La scienza e la rete. L’uso pubblico della ragione nell’età del Web
L’avvento e la diffusione di Internet e del Web hanno radicalmente trasformato le modalità di comunicazione. Questo libro considera un ambito particolare della comunicazione in rete : quello relativo alla scienza. L’autrice dapprima ricostruisce le circostanze in cui hanno avuto origine il sistema moderno di comunicazione scientifica e gli strumenti qualitativi e quantitativi di valutazione della scienza. L’analisi si concentra poi sulla storia, la filosofia e l’architettura del Web dalla nascita fino alle più recenti evoluzioni tecniche (Web semantico) e socio-culturali (Web 2.0). Infine,viene prospettato e proposto un modello di comunicazione della scienza aperto e democratico, reso possibile grazie all’impiego di strumenti trasparenti, accessibili e distribuiti.
Firenze University Press
Collana : Strumenti per la didattica e la ricerca
Comitato Scientifico : Methexis
€ 19,90
144 pp.
ISBN : 978-88-8453-494-1
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Camille Riquier
Archéologie de Bergson - Temps et métaphysique
Le projet de retrouver l’unité de la philosophie de Bergson ne pouvait être mené à bien que depuis la méthode qui en avait à proprement parler fait une œuvre. L’erreur fut de ne pas prendre en considération le statut profondément réformé de la métaphysique qu’il instaure et qui procède au retournement de la métaphysique traditionnelle : non plus se fonder sur un premier principe, mais se fondre dans l’expérience immédiate, c’est-à-dire descendre en soi-même, livre après livre, vers des couches de plus en plus profondes de la durée concrète. L’œuvre entière doit se comprendre à rebours, en sorte que chaque livre fournit les bases au livre précédent au lieu de le supposer, l’intègre dans un cadre plus large et profond – sorte d’essais concentriques où le dernier livre englobe les précédents. Il s’agit en un sens d’une archéologie, mais comprise dans les limites indéfiniment reculées de l’intuition, Bergson n’atteignant que dans son dernier livre, le véritable principe agissant.
Il est dès lors possible de reprendre le mouvement unique qui traverse l’œuvre. En l’étayant des notes et des cours inédits de Bergson, nous pouvions montrer comment chaque livre doit se prolonger dans le suivant en gravitant à chaque fois autour d’un problème précis : la liberté, l’union de l’âme et du corps, la causalité, la volonté enfin. S’enfonçant dans des couches de durée de plus en plus profondes, Bergson ne fait en vérité qu’approfondir un unique problème, celui de la personne qui est pour la première fois pensée comme temps, chaque livre privilégiant l’une de ses dimensions : le présent (Essai sur les données immédiates de la conscience), le passé (Matière et mémoire), l’avenir (L’Évolution créatrice), l’éternité (Les Deux Sources de la morale et de la religion). C’est l’œuvre entière qui s’avère être un corpus sur le temps.
Agrégé et docteur en philosophie, Camille Riquier a enseigné à l’Université de Paris IV-Sorbonne et bénéficie actuellement d’un post-doc à l’Université de Lille III. Il a réalisé l’édition critique de Matière et mémoire (PUF, 2008).
PUF
Collection « Épiméthée »
Dirigée par Jean-Luc Marion
488 pages
32 €
Parution le 12 novembre 2009
Alexander Schnell
Réflexion et spéculation. L’idéalisme transcendantal chez Fichte et Schelling
Cet ouvrage introduit d’abord le lecteur aux philosophies de Fichte et de Schelling, deux représentants majeurs (à côté de Hegel) de la philosophie classique allemande. À partir d’une hypothèse d’interprétation originale du sens de l’idéalisme transcendantal chez Kant (réflexion sur le rapport entre le « nécessaire » et le « possible »), l’auteur livre, dans la première partie de l’ouvrage, le sens fondamental de la Doctrine de la Science de Fichte (en s’intéressant tout particulièrement à la version de 1804). La pensée fichtéenne est en effet dominée par un schéma qui traverse toutes les versions différentes de la Doctrine de la Science et qui est analysé en détail (ce dernier pouvant être appelé « schéma ’c-l-e’ », Concept-Lumière-Etre). C’est ce schéma qui concentre à la fois l’essentiel de la philosophie fichtéenne de la connaissance et exprime son interprétation du transcendantal. Cette première analyse est suivie d’une analyse du sens et du statut de la « réalité » chez Fichte. Enfin, le chapitre le plus important de la première partie porte sur la doctrine fichtéenne de l’image.
La deuxième partie se propose d’introduire le lecteur au sens de l’idéalisme transcendantal de Schelling - au-delà de sa propre « philosophie de la nature » et au-delà aussi du débat avec Fichte (même si, bien entendu, il s’agit aussi de clarifier la position de Schelling par rapport à son ami et collègue). Elle livre une interprétation du Système de l’idéalisme transcendantal (1800) de Schelling, texte crucial mais rarement commenté, en se focalisant sur les "trois moments" de l’idéalisme transcendantal que l’auteur met en évidence dans ce premier système de Schelling. Cette interprétation traite en outre de la genèse et l’histoire de la conscience de soi, de la théorie schellingienne de la sensation et de la perception et des notions du temps et de l’espace. Elle éclaire en même temps une source importante de la Phénoménologie de l’esprit de Hegel.
Mais dans la mesure où l’ouvrage exploite et analyse un matériau peu connu et original, il va au-delà d’une simple introduction à la philosophie post-kantienne : il s’adresse en effet à un public intéressé d’une manière générale par la philosophie transcendantale kantienne et post-kantienne autant qu’aux spécialistes de la philosophie allemande. Il a ainsi pour ambition de présenter les philosophies de Fichte et de Schelling en leur quintessence, afin de préparer le débat - attendu depuis presque deux siècles - entre le transcendantalisme (post-)kantien et Hegel et l’hégélianisme.
2009,
coll. « Krisis », Grenoble, J. Millon,
240p.,
25 €
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Friedrich Wilhelm Joseph Schelling, Johann Gottlieb Fichte
F.W.J. Schelling, Philosophie et religion. J.G.Fichte, Principes de la doctrine de Dieu, de la morale et du droit.
Traduits, présentés et annotés par Grégoire Lacaze.
Après leur rupture, en 1801-1802, ce sont, pour Fichte et Schelling, des années de recherche et d’approfondissement qui s’amorcent. Au cœur de la période dite de la « philosophie de l’identité », entre le Bruno (1802), d’une part, et les Recherches sur l’essence de la liberté humaine (1809), de l’autre, Philosophie et religion de Schelling (1804) constitue un moment où les concepts-clé de la philosophie de l’identité sont repris et interrogés, et où la question du mal et la théorie de la chute prennent un relief imprévu. De son côté, Fichte poursuit et résume ses recherches des années 1801-1804 dans une série de conférences prononcées en 1805 : Les principes de la doctrine de Dieu, de la morale et du droit. Il y pose les éléments que l’exposé de la doctrine de la science d’Erlangen reprendra et qui sont le socle de tous ses travaux postérieurs. On propose ici la première traduction française de ces deux grands textes.
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Nach ihrem Bruch um 1801/1802 beginnen für Fichte und Schelling Jahre der Forschung und Vertiefung. Im Mittelpunkt dieser Periode, der sogenannten „Philosophie der Identität“, zwischen Bruno (1802) einerseits, und Über das Wesen der menschlichen Freiheit (1809) andererseits, stellt Schellings Philosophie und Religion (1804) einen Moment dar, in welchem die Schlüsselbegriffe der Philosophie der Identität wieder aufgegriffen und geprüft werden, und die Frage des Bösen sowie die Theorie des Sündenfalls eine unerwartete Form annehmen. Fichte führt seine Forschungsarbeiten der Jahre 1801-1804 fort und fasst sie in einer Reihe von Vorträgen zusammen, die 1805 gehalten wurden : Die Principien der Gottes-, Sitten- und Rechtslehre. Hier bestimmt er die Elemente, die er in der Darstellung der Wissenschaftslehre von Erlangen aufgreifen wird, und die die Grundlage all seiner späteren Arbeiten bilden. Von diesen beiden bedeutenden Texten wird hier erstmals eine französische Übersetzung vorgelegt.
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After their break in 1801/1802 Fichte and Schelling embark upon years of research and consolidation. In the middle of this period of the ‘philosophy of identity’, between Bruno (1802) and Über das Wesen der menschlichen Freiheit (1809), Schelling’s Philosophie und Religion (1804) represents a moment when the key concepts of the philosophy of identity are taken up and tested again, and both the question of evil and the theory of the Fall take on an unexpected form. Fichte continues his researches of the years 1801-1804 and sums them up in a series of lectures given in 1805 : Die Principien der Gottes-, Sitten- und Rechtslehre. Here he defines the elements which he will later take up in his presentation of the theory of knowledge at Erlangen, and which will form the foundation of all his later works. This is the first French translation of these two significant texts.
2009.
200 S.
Paperback
Reihe : EUROPAEA MEMORIA, REIHE II : TEXTE Band 5
Marc Maesschalck (Ed./Hg.)
Éthique et gouvernance
Les enjeux actuels d’une philosophie des normes.
2009.
282 S.
Paperback
Reihe : EUROPAEA MEMORIA, REIHE I : STUDIEN Band 69
Au croisement des recherches en éthique et des théories de la gouvernance se trouve le défi de la production des normes sociales. Qu’il s’agisse d’éthique de la recherche, de déontologie professionnelle, de dispositifs de médiation juridique, d’éthique des relations de travail, de gouvernance des systèmes de santé ou de régulation environnementale, tous les terrains étudiés par les différents auteurs de cet ouvrage les amènent à mettre en avant la nécessité de doter les normes sociales de mécanismes d’apprentissage collectif des comportements susceptibles de garantir le vivre ensemble. Pour innover dans les modes de production des normes sociales, il faudrait donc parvenir à combiner, comme le propose cet ouvrage, deux fronts de recherches : d’un côté, les avancées réalisées par les théories de la gouvernance dans l’identification des processus d’action conjointe favorisant la recherche de solutions communes et, d’un autre côté, les préoccupations téléologiques de l’éthique reliant les conditions du devenir collectif à des épreuves de transformation des affects et des identités dans des processus de coopération sociale. Am Schnittpunkt der Forschungsarbeiten zur Ethik und der Theorien der Herrschaft siedelt sich die Herausforderung zur Schaffung von sozialen Normen an. Seien es die Ethik der Forschung, die Lehre von den beruflichen Pflichten, die Regelungen der juristischen Konfliktlösung, die Ethik der Arbeitsverhältnisse, die Führung der Gesundheitssysteme oder die Umweltregulierung - alle Gebiete, die von den Autoren dieses Werkes untersucht wurden, führen unweigerlich zu der Notwendigkeit, die sozialen Normen mit Mechanismen des kollektiven Lernens von Verhaltensweisen auszustatten, die geeignet sind, das Zusammenleben zu garantieren. Um Neuerungen einzuführen bei den Methoden der Schaffung sozialer Normen, müsste man also - wie dieses Werk es vorschlägt - zwei Fronten der Forschung miteinander verbinden : Einerseits die großen Fortschritte, die durch die Führungstheorien bei der Identifikation der Prozesse des gemeinsamen Handelns bereits erzielt wurden und die die Suche nach gemeinsamen Lösungen begünstigen. Andererseits die teleologischen Sichtweisen der Ethik, die die Bedingungen des kollektiven Werdens mit den Erfahrungen der Transformation der Affekte und Identitäten in den Prozessen des sozialen Miteinanders verbinden.
Jean-Marie Vaysse (Ed./Hg.)
Autour de Reiner Schürmann
2009.
162 S.
Paperback
Reihe : EUROPAEA MEMORIA, REIHE I : STUDIEN Band 68
Né « trop tard pour voir la guerre, trop tôt pour l’oublier ». R. Schürmann est allemand et écrit en français. Outre un livre sur Eckhart et un autre sur Heidegger ainsi qu’un récit autobiographique, où sa vie apparaît comme une douloureuse cicatrice, son travail culmine dans Les hégémonies brisées. Il ne s’en tient pas à la lecture historiale de la tradition, faisant appel à des auteurs que Heidegger ne mentionne guère (Plotin, Cicéron, Augustin, Eckhart, Luther), prenant également en compte le site langagier des principes hégémoniques (le grec, le latin, le moderne vernaculaire). La reprise de l’analytique existentiale dans l’analytique des ultimes permet de rejouer l’Histoire de l’Être au-delà de la destruction de l’histoire de l’ontologie et de la déconstruction derridéenne pour penser l’évidement ou la kénôse des représentations normatives. Si le trait de notre époque est que la fragilité des référents hégémoniques est devenue manifeste, la pensée a alors pour tâche de montrer la condition tragique sous toute construction principielle.
Born « too late to see the war and too early to forget it », R. Schürman is German and writes in French. Besides a book about Eckhart and another about Heidegger, as well as an autobiographical narration, in which his life appears as a painful scar, his work reaches its peak in The broken Hegemonies. He is not attached to the historical reading of the tradition, referring to writers that Heidegger does not mention much (Plotin, Cicero, Augustine, Eckhart, Luther), taking also into account the linguistic situation of the hegemonic principles (Greek, Latin, the vernacular modern languages). The repetition of existential analysis in the analysis of ultimates allows playing again the Being’s History beyond the destruction of ontology’s history and the deconstruction of Derrida, to think the kenosis or the exhaustion of normative representations. If the characteristic feature of our time is that the fragility of the hegemonic referents is becoming evident, the work of thought is to show the tragic condition under all principal construction.
„Zu spät geboren, um den Krieg gesehen zu haben, zu früh, um ihn vergessen zu können“ - R. Schürmann ist Deutscher und schreibt auf Französisch. Neben Büchern über Meister Eckhart und über Heidegger sowie einer autobiographischen Erzählung, in der sein Leben wie eine schmerzhafte Narbe erscheint, gipfelt sein Schaffen in den Zerbrochenen Hegemonien. Er hält sich nicht an die historische Lesart der Tradition, sondern beruft sich auf Autoren, die Heidegger kaum erwähnt (Plotin, Cicero, Augustinus, Eckhart, Luther) und berücksichtigt auch die sprachliche Situation der hegemonialen Grundlagen (Griechisch, Lateinisch, die modernen Regionalsprachen). Die Wiederaufnahme der Existenzialanalyse in der Letztbegründung ermöglicht es, die Geschichte des Seins jenseits der Destruktion der Geschichte der Ontologie und Derridas Dekonstruktion noch einmal zu spielen, um die Entleerung oder Kenosis der normativen Repräsentationen zu denken. Wenn es für unser Zeitalter charak¬teristisch ist, dass die Hinfälligkeit der hegemonialen Bezüge offenkundig geworden ist, dann hat das Denken zur Aufgabe, die tragische Bedingung unter jeder grundlegenden Konstruktion aufzuzeigen.
Isabelle Koch, Norbert Lenoir (Ed./Hg.)
Démocratie et espace public : quel pouvoir pour le peuple ?
suivi de Carl Schmitt, La tyrannie des valeurs. Traduction et notes de Céline Jouin et Patrick Lang.
2008.
268 S.
Broschur
Reihe : EUROPAEA MEMORIA, REIHE I : STUDIEN Band 61
La démocratie est aujourd’hui dans une situation paradoxale : déclarée régime politique indépassable, elle voit parallèlement son concept se rétrécir. Seule une acception étroitement libérale en émerge : la démocratie, enfin ancrée dans le principe de la séparation des pouvoirs, devrait assumer la seule fonction politique de garantie des droits fondamentaux. Le but de cet ouvrage est de sortir de cette acception étroite, en pensant la démocratie comme une expérience historique, qui commence dès l’Antiquité. Expérience par laquelle la démocratie excédera toujours son simple concept constitutionnel. Analyser les modalités de cet excès, en interrogeant le rapport entre pouvoir du peuple et espace public, fait apparaître le caractère problématique de toute détermination d’un peuple-substance, doté d’une identité fixe. Car, en assignant le peuple à une résidence identitaire, on liquide sa dimension politique : la démocratie ne signifie plus alors que le pouvoir approuvé par le peuple, non le pouvoir du peuple. De ce point de vue, l’histoire de la démocratie moderne est celle d’un oubli actif du principe démocratique - principe du « pouvoir du peuple », du « gouvernement du peuple ». Cependant, analyser cet oubli n’est en rien reconduire ce gouvernement au régime idéal de la démocratie directe ; c’est le comprendre comme constitution ouverte de sujets politiques qui déplacent les lignes du légitime et de l’illégitime, de l’institué et de l’instituant. Ces analyses de philosophie politique sont suivies de la traduction d’un texte de Carl Schmitt, La tyrannie des valeurs, inédit jusqu’à présent en français.
Die Demokratie befindet sich heute in einer paradoxen Situation : Einerseits wird sie zur besten aller politischen Ordnungen erklärt, andererseits muss sie mit ansehen, wie ihr Begriff immer mehr eingeengt wird. Nur eine enge, liberale Bedeutung bleibt schließlich übrig : Da die Demokratie ja im Prinzip der Gewaltenteilung verankert sei, habe sie lediglich die politische Aufgabe, die Grundrechte zu garantieren. Das Ziel dieses Werkes ist es, diese enge Bedeutung zu überwinden, indem man die Demokratie als ein historisches Experiment auffasst, das bereits in der Antike beginnt. Ein Experiment, bei dem die Demokratie stets ihren bloß verfassungsmäßigen Begriff überschreitet. Wenn man die Modalitäten dieser Überschreitung analysiert - indem man nach dem Zusammenhang zwischen der Macht des Volkes und der Öffentlichkeit fragt - so kommt der problematische Charakter jeder Bestimmung des Volkes, als einer mit fester Identität versehenen Substanz, zum Vorschein. Denn wenn man dem Volk eine fest verankerte Identität zuspricht, dann liquidiert man zugleich seine politische Dimension : Die Demokratie bedeutet dann nur noch, dass die Macht vom Volk gebilligt wird, nicht, dass sie von ihm ausgeht. In dieser Hinsicht ist die Geschichte der modernen Demokratie die eines bewussten Vergessens des demokratischen Prinzips - des Prinzips der „Macht des Volkes“, der „Regierung des Volkes“. Doch impliziert eine Untersuchung dieses Vergessens keineswegs einen Rückgriff auf das ideale System der direkten Demokratie : es geht ihr darum, die Demokratie als eine offene Verfassung von politischen Subjekten zu verstehen, die die Grenzen des Legitimen und des Illegitimen, des Eingerichteten und des Einrichtenden verschieben.
Democracy today is caught in a paradox : on the one hand it is acclaimed as the best of all political systems, while on the other its ideas are becoming ever more restricted in scope. There remains only the narrow, liberal interpretation that since democracy is founded on the principle of the separation of powers, its sole political role should be to guarantee fundamental rights. The aim of this work is to overcome this narrow interpretation by considering democracy as a historical experiment which began in antiquity. An experiment in the course of which democracy will always transcend its simple constitutional idea. If we analyse the modalities of this transcendance - by investigating the relationship between the power of the people and of public opinion - we reveal the problematic nature of any attempt to determine the essence of a nation with a defined identity. For if we attribute a firmly fixed identity to a nation, we simultaneously dissolve its political dimension : democracy comes to mean only that power is sanctioned by the people, not that it comes from them. In this respect the history of modern democracy is a story of the conscious forgetting of the democratic principle - the principle of “power of the people” or “rule by the people”. But analysing this act of forgetting by no means implies the return of this government to an ideal system of direct democracy, but instead signifies an understanding of democracy as an open constitution of political subjects, which shift the boundaries of legitimacy and illegitimacy, of the organised and the organisers. The volume also contains a French translation of Carl Schmitt’s text, “The Tyranny of Values”, previously available only in German.
Jean Ferrari, Pierre Guenancia, Margit Ruffing, Robert Theis, Matthias Vollet (Hg.)
Descartes und Deutschland - Descartes et l’Allemagne
2009.
394 S.
Broschur
Reihe : EUROPAEA MEMORIA, REIHE I : STUDIEN Band 71
Le présent volume réunit les contributions à un colloque international qui s’est tenu à Mayence, Luxembourg et Dijon sur Descartes et l’Allemagne. La relation de Descartes avec l’Allemagne constitue une partie de la vie et de la pensée du jeune philosophe ; elle n’est pas seulement un fait historique, mais également un moment important dans son histoire personnelle. La première partie des contributions porte sur les antécédents et la première réception de la philosophie cartésienne en Allemagne. La seconde partie traite de la réception de la philosophie cartésienne dans la philosophie classique allemande jusqu’à Reinhold et Hegel et de son contexte. La troisième partie enquête sur la réception de Descartes et du cartésianisme dans la philosophie allemande des 19e et 20e siècles.
Der vorliegende Band enthält die Beiträge einer in Mainz, Luxemburg und Dijon veranstalteten internationalen Tagung über Descartes und Deutschland. Descartes‘ Beziehung zu Deutschland bildet einen Teil des Lebens und des Denkens des jungen Philosophen ; sie ist nicht nur eine historische Tatsache, sondern ebenfalls ein wichtiger Teil seiner persönlichen Geschichte. Der erste Teil der Beiträge handelt von Descartes‘ Vorgängern und der ersten Rezeption seiner Philosophie in Deutschland. Der zweite Teil befasst sich mit der Rezeption der cartesischen Philosophie in der klassischen deutschen Philosophie bis hin zu Reinhold und Hegel und ihrem Umfeld. Der dritte Teil schließlich untersucht die Rezeption des cartesischen Denkens in der deutschen Philosophie des 19. und 20. Jahrhunderts.