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La logique dans l’idéalisme allemand / appel à contribution (sept.)

Le centre d’ontologie formelle et de logique développementale de l’Ulb en partenariat avec Marc Maesschalck (Ucl) et le FNRS organise en avril 2011 un colloque international sur la question de la logique dans l’idéalisme allemand.

Toute personne désireuse de présenter un exposé (d’environ 30 minutes) sur le sujet peut envoyer une proposition (max. 1 page) avec un CV (max 2 pages) à l’adresse suivante :

Les propositions doivent nous parvenir avant le 15 septembre 2010.

Les langues du colloque sont l’allemand, le français et l’anglais.

Pour tout renseignement complémentaire, contacter :

Comité organisateur :
- Marc Maesschalck (Ucl)
- Marc Peeters (Ulb)
- Guillaume Lejeune (Ulb).

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La question de la logique dans l’idéalisme allemand.
Die logische Frage im deutschen Idealismus.

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La division kantienne entre logique transcendantale et logique formelle ne va pas sans poser de questions. Elle semble signifier une relativisation de la logique, qui n’est plus considérée que comme formelle, tout en conservant une dépendance du transcendantal vis-à-vis de cette logique, qui reste le canon du bon usage de la raison.
Historiquement, cette division kantienne et les problèmes qu’elle entraîne contribuent à susciter la question de la logique telle que Trendelenburg la posera : penser tout à la fois le contenu et la forme (contre Kant) en évitant l’écueil du formalisme (symbolisé par Herbart) et l’écueil du dogmatisme (dont Hegel serait l’exemple).
Cette question de la logique suscitée par Kant et formulée par Trendelenburg joue en fait en filigrane de toute la période que l’on a coutume d’appeler « idéalisme allemand ». En gros, chez Fichte, la logique est décriée pour son formalisme au profit de la concrétude du langage naturel. Cette attitude est exacerbée chez les romantiques et culmine avec le rejet schellingien du logos au profit du tautégorisme de la mythologie. L’idée qui sous-tend le rejet du formalisme est que celui-ci est inapte à rendre compte de la vie. Le langage naturel semble plus approprié à cet effet.
La promotion du langage naturel ne va cependant pas sans réticences. Fichte s’oppose ainsi à la métacritique (Hamann, Herder) et à ses suiveurs (Jacobi, Reinhold, Jean-Paul). Hegel, plus modéré, s’efforce de nuancer le danger de relativisme métacritique, en montrant le logique à l’œuvre dans la discursivité du langage.
Il réhabilite par là le terme de logique, mais lui confère un nouveau sens : le sens d’une logique du contenu. Celle-ci est, bien sûr, préfigurée par la logique transcendantale, mais contrairement à cette dernière, elle se serait émancipée de la dépendance vis-à-vis de la logique classique, en particulier en ce qui concerne le problème de la contradiction.
Ce problème de la contradiction apparaît d’ailleurs à l’époque comme un enjeu majeur auquel une logique non formelle se doit de répondre. On le retrouve de façon protéiforme dans les antinomies kantiennes, la « polémique » schlégélienne, le « conflit » schleiermacherien, le « non-moi » fichtéen, etc.
Ces différentes problématiques constituent des façons apparentées d’aborder le problème de la logique. Cette « constellation » critique est souvent négligée tant par les logiciens que par les philosophes qui se contentent souvent d’enregistrer un rejet unilatéral de la logique formelle dans l’idéalisme allemand sans mettre en évidence les tensions et les questions que cela implique. C’est pourquoi notre colloque a pour but d’instruire à nouveau frais « la question de la logique dans l’idéalisme allemand », laquelle concerne tant le sens de la logique que la logique du sens.

   

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